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Pourquoi remarquons-nous plus facilement ce qui ne va pas ?



Une remarque désagréable peut parfois effacer de notre mémoire tout ce qui s’est bien passé dans la journée. Pourquoi notre attention fonctionne-t-elle ainsi ? Et peut-on apprendre à remarquer davantage ce qui va bien sans nier les difficultés ?


Il suffit parfois de peu...

Vous avez passé une journée plutôt agréable. Une conversation vous a fait sourire, vous avez avancé sur quelque chose qui comptait pour vous, le soleil était là, votre déjeuner était bon… Puis quelqu’un vous fait une remarque désagréable.

Et le soir, qu’est-ce qui revient dans votre tête ?

La remarque.

Nous avons tous cette tendance car notre attention n’accorde pas la même importance à tout ce qui nous arrive. Et ce qui est négatif, inquiétant ou insatisfaisant a souvent un avantage par rapport à ce qui s'est bien déroulé.


Notre attention n’est pas une caméra

Nous pouvons facilement avoir l’impression de percevoir la réalité telle qu’elle est.

En réalité, notre attention effectue en permanence un tri.

À chaque instant, énormément d’informations nous entourent : des sons, des sensations, des pensées, des visages, des détails, des souvenirs, des préoccupations…

Nous ne pouvons évidemment pas tout traiter.

Notre cerveau sélectionne donc certaines informations et en laisse beaucoup d’autres passer à l’arrière-plan.

Et parmi ce qui retient facilement notre attention, il y a ce qui représente un problème : quelque chose qui pourrait mal tourner, ce qui nous inquiète, ce qui manque, ce qui nous déçoit ou ce que nous aimerions corriger.

Cette sensibilité au négatif a d’ailleurs une certaine logique.

Pendant très longtemps, remarquer rapidement une menace était probablement beaucoup plus important pour notre survie que de prendre quelques minutes pour apprécier un beau paysage.

Notre environnement a énormément changé depuis la préhistoire, mais notre cerveau, quant à lui, est le même.


Le problème commence quand le négatif occupe tout le champ

Remarquer ce qui ne va pas n’est donc pas le problème.

Cela nous permet d’anticiper, de résoudre des difficultés et de nous protéger.

Mais notre regard peut progressivement se resserrer. Une préoccupation en entraîne une autre. Puis une autre. Nous repensons à ce que nous aurions dû répondre, à ce que nous n’avons pas terminé, à ce qui pourrait arriver demain.

Et ce qui va bien devient presque invisible, parce que notre attention regarde ailleurs.

C’est une distinction importante.

Lorsque nous sommes préoccupés, fatigués ou stressés, nous pouvons facilement tirer une conclusion générale : « Rien ne va en ce moment. »

Pourtant, si nous regardions la journée avec une focale un peu plus large, nous y trouverions peut-être aussi autre chose, comme des moments agréables, quelques minutes où nous nous sommes sentis bien.

Ces petites choses ne suppriment évidemment pas les difficultés, mais elles font elles aussi partie de la réalité.


Voir le bon côté ne signifie pas se raconter que tout va bien

C’est probablement l’un des principaux malentendus autour de la pensée positive.

Il ne s’agit pas de remplacer : « Cette situation est difficile » par : « Tout est merveilleux ! »

Ce serait artificiel et, dans certaines situations, franchement irritant.

Il s’agit plutôt d’apprendre à passer de : « Je vois davantage ce qui ne va pas »

à : « Je peux reconnaître ce qui est difficile sans laisser cette difficulté effacer tout le reste. »

C’est beaucoup plus nuancé, et plus réaliste.

Nous pouvons alors apprendre à élargir notre champ de vision.


Une petite expérience à essayer aujourd’hui

Ce soir, prenez simplement quelques minutes.

Repensez à votre journée et cherchez trois choses qui se sont plutôt bien passées.

Elles n’ont pas besoin d’être extraordinaires.

Il peut s’agir d’un moment agréable, d’une petite satisfaction, de quelque chose que vous avez réussi, d’un geste reçu, d’un instant où vous vous êtes senti(e) tranquille ou simplement d’un détail que vous avez apprécié.

Essayez ensuite de préciser ce qui vous a plu.

Par exemple, plutôt que d’écrire : « J’ai passé un bon moment. »

vous pourriez écrire : « J’ai aimé ces dix minutes où j’ai bu mon café tranquillement sans rien faire d’autre. »

Ce petit effort oblige votre attention à revenir vers une expérience qui aurait peut-être disparu très rapidement de votre mémoire.

Et c’est là que l’exercice devient intéressant car il ne consiste pas seulement à chercher du positif. Il consiste à redonner plus d'importance à ce qui est déjà présent.


Notre regard peut s’entraîner

Nous ne contrôlons évidemment pas tout ce qui traverse notre esprit.

Nous ne choisissons pas toujours les pensées qui apparaissent ni les émotions qui les accompagnent. Ceci étant, nous pouvons redonner une certaine souplesse dans la manière dont nous dirigeons notre attention.

À force d’être attentifs uniquement aux problèmes, notre regard devient très performant pour détecter… les problèmes.

À l’inverse, lorsque nous commençons volontairement à remarquer certaines petites expériences agréables, satisfaisantes ou simplement vivantes, celles-ci deviennent progressivement plus faciles à percevoir.

Cela ne transforme pas notre vie en conte de fées.

Mais cela peut modifier la manière dont nous faisons l’expérience de notre propre quotidien.

Et parfois, c’est déjà beaucoup.


Et si vous faisiez l’expérience pendant 7 jours ?

Si cette petite expérience vous parle, je vous propose de la poursuivre avec mon programme gratuit :

7 jours pour voir le bon côté

Pendant une semaine, vous recevrez un parcours simple composé de petites expériences de quelques minutes pour entraîner progressivement votre regard à remarquer aussi ce qui va bien.

Sans nier les difficultés.Sans vous forcer à être optimiste.Et sans avoir besoin de bouleverser votre quotidien.



Cette démarche est également au cœur de mon travail autour de Ma vie du bon côté : comprendre pourquoi notre esprit se laisse si facilement happer par ce qui ne va pas et apprendre à retrouver un regard plus large sur ce que nous vivons.



 
 
 

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